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D'une part, l'extrait d'Adolphe, par Benjamin Constant, exalte le romantisme par la présence importante de la nature et la liaison établie entre celle-ci et les sentiments profonds du personnage. Le romantisme fait typiquement appel aux éléments naturels en les plaçant comme miroir de la condition d'un individu. Cette affirmation est d'autant plus vraie en sachant à quel point les auteurs romantiques ont eu tendance à déifier la pureté de cette dite nature (et des hommes y vivant d'ailleurs). « La nuit presque entière s'écoula ainsi. Je marchais au hasard ; je parcourus des champs, des bois, des hameaux où tout était immobile. De temps en temps, j'apercevais dans quelques habitations éloignées une pâle lumière qui perçait l'obscurité. » (43-46). L'immobilité des éléments naturels exprimée dans cet extrait rappelle l'état dépressif et déchiré d'Adolphe. La nuit (percée quelques fois par de courtes éclaircies répondant à de soudains et rarissimes évènements heureux), quant à elle, illustre à la perfection à quel point les ténèbres ont envahis ses pensées, apercevant parfois, au lointain, la lumière du bonheur des autres. « Je revoyais l'antique château que j'avais habité avec mon père, les bois qui l'entouraient, la rivière qui baignait les pieds de ses murailles, les montagnes qui bordaient son horizon ; toutes ces choses me paraissaient tellement présentes, pleines d'une telle vie, qu'elles me causaient un frémissement que j'avais peine à supporter » (13-17). L'auteur utilise des procédés analogiques pour illustrer la mélancolie ; le vieux château et son jardin sont glorifiés, magnifiés, comme un lieu idyllique alors que ce qui est si beau ne l'est parce que rattaché à un beau souvenir. Sa description est purement symbolique de ce temps révolu où Adolphe était heureux. S'il y retournait, fort à parier que le lierre aurait, comme par hasard, envahit le jardin, signe du temps... La nature étant très importante et reliée directement aux émotions du personnage, il est juste d'affirmer que ce texte est romantique.

 

D'autre part, le récit, présenté à la première personne du singulier, exalte une forte expansion du « moi », illustrant ainsi son appartenance au courant romantique. Témoignage d'une époque, le romantisme place l'individu – et ses sentiments - en premier lieu, et les textes écrits au « je » étant justement un moyen de s'en rapprocher. « Je n'avais rien éprouvé de pareil depuis longtemps : sans cesse absorbé dans des réflexions toujours personnelles, la vue toujours fixée sur ma situation » (33-35). Toujours centré sur la personne, sur soi-même, le romantique fini par ne plus voir que lui même. L'attitude d'Adolphe répond parfaitement à ce stéréotype et lui même s'affirme en tant que tel sans équivoque. « je distinguais déjà les objets. Je reconnus que j'étais assez loin de la demeure d'Éllénore. Je me peignis son inquiétude, et je me pressais pour arriver auprès d'elle » (64-66). L'emploi du « je », comme mentionné, est extrêmement important dans l'illustration des sentiments, rapprochant le lecteur en l'impliquant directement. Cette particularité stylistique est on ne peut plus présente dans le texte, rappelée sans cesse par les pronoms employés. Ainsi, à cause de la place qu'occupe la personne comme centre du récit et sa propension au « lyrisme personnel », on prouver encore une fois l'appartenance de celui-ci au courant romantique.

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